
1er novembre : la fête des morts.
Oui ici c'est aussi une fête.
C'est l'occasion comme en Europe de se recueillir sur les tombes de nos proches mais aussi de passer un moment de fête en famille et entre amis dans le cimetière de la ville.
Les adultes y mangent et discutent, les enfants y jouent avec des cerfs-volants, les fameux "barriletes".
Ce fut une expérience étrange : partagée entre l'étonnement, le mal-être face à tout ce bruit, tous ces sourires, tous ces enfants dans un lieu qui chez nous est dédié aux larmes et au silence, et le respect d'une culture qui sait rester proche de ces morts, de ces ancêtres jusque dans les nouvelles générations.

Arrivée dans les rues de Santiago où s'accumulaient les vendeurs de maïs, de soupe de fruits, de cerfs-volants, de tortillas...

Nos 2 compères J-B et Ilo en train de déguster les manzanillas et l'elote chapin

Une boucherie chapine !!! Je ne sais pas comment ils font mais y'a pas de mouches...

Et arrivée dans l'embouteillage humain en direction du cimetière !
Ha c sûr ça change de chez nous !!!


Les ENORMES barriletes qui feront d'ailleurs l'objet d'un concours en fin de journée et que des groupes de jeunes passent des mois à construire, parfois avec des messages disons carrément manipulés par l'église évangéliste... du genre "non à l'avortement".

Les gens sont heureux, ils grimpent sur les tombes pour faire voler leur cerf-volant...
mangent sur les tombes (et y jettent les ordures)


Mais il ressort un truc et au risque de paraître démago :
La vie a vraiment pas la même valeur ni la même saveur partout dans ce "putain" de monde


et puis voilà c'est la fin :
on tombe les barriletes les plus grands, le barbec n'est plus qu'une carcasse

et on retrouve nos compagnons de tous les jours : armes et pauvreté.